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Le secteur privé joue un rôle déterminant dans le développement économique de tous pays. Le dynamisme du secteur privé camerounais dans le domaine des Tic a permis à notre pays de connaître un développement significatif dans les secteurs de la téléphonie et de l'Internet. Cette dynamique va sans cesse croissante.
Monsieur le Président, depuis quelques années, les technologies de l'information et de la communication (Tic) sont devenues un vocable partagé. Est-ce que cela se manifeste aussi dans les faits? Je vous remercie de me permettre de m'exprimer sur ce sujet d'actualité. De mon point de vue, l'appropriation progressive des Tic est une réalité au Cameroun. J'en veux pour preuve le début d'arrimage de l'administration, du système éducatif
, des entreprises publiques et privées ainsi que des ménages et des associations à Internet, arrimage précédé par l'acquisition grandissante du matériel informatique. Par ailleurs et au regard des formations proposées dans certaines écoles et structures de formation, de la législation disponible en matière des Tic et du souci des pouvoirs publics de vulgariser les Tic par la création d'une structure dédiée, les Tic rentrent progressivement dans les mœurs des populations.
Quelle place occupe le secteur privé dans le domaine des Tic au Cameroun aujourd'hui? Faute de disposer des résultats d'une étude sérieuse qui nous aurait éclairés sur ce volet précis, je me permettrais simplement de constater qu'aussi bien les grandes entreprises que les PME investissent de plus en plus dans les Tic. De grands fournisseurs d'accès Internet opèrent, les cybers-cafés se multiplient... Je suis convaincu qu'avec l'avènement de la fibre optique dans notre pays, les opportunités d'investissement dans les Tic iront croissantes. Toutefois, il demeure nécessaire que des conditions de promotion et de facilitation soient développées et que les facilités fiscales et douanières promises soient honorées.
S'il vous était demandé de classer le Cameroun par rapport à certains pays africains, je veux parler du Maroc, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire ou dans une moindre mesure du Gabon voisin? Je ne pense pas que ce soit à moi qu'il reviendrait de classer les pays. L'Union internationale des télécommunications (Uti) est, à mon avis, l'institution qualifiée pour ce type de recherche et d'après son rapport 2009 relatif à l'accès, à l'utilisation et à la connaissance des Tic, le Cameroun est classé 14ème sur 35 pays africains derrière le Gabon, le Sénégal et la Côte d'Ivoire.
Lors de son discours à la nation, le Chef de l'Etat a décrié le fossé numérique que connaît le Cameroun par rapport à certains pays. Quelle solution proposez-vous pour rattraper ce retard? A mon avis, les solutions pour rattraper ce retard passent notamment par l'efficacité d'une structure telle que le Cenadi. L'évolution des Tic dépend entre autres d'une croissance forte et soutenue, du nombre d'abonnements à la téléphonie cellulaire mobile, de la progression du taux de pénétration des Tic au sein des populations, de l'augmentation du nombre d'internautes, etc. Cela n'est possible que grâce à la mise sur pied d'une politique qui définit les orientations en tenant compte des objectifs que le pays se sera fixé.
Avez-vous connaissance du Cenadi ? Si oui qu'en savez-vous? Le Cenadi est chargé de promouvoir et de mettre en œuvre la politique nationale de développement de l'informatique au sein des administrations publiques, parapubliques et éventuellement privées. C'est dans cet esprit qu'il lui revient logiquement d'informatiser et de développer les réseaux téléinformatiques de l'Administration camerounaise et des Institutions publiques.
Enfin, comment le Président du Gicam envisage les Tic au Cameroun à l'horizon 2015? Je préconise l'existence d'un environnement favorable au développement des Tic. Concrètement, je suggère de développer les infrastructures Tic et d'élargir l'accès aux Tic à tous les secteurs et à toutes les régions du pays.
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