Saturday, 31. July 2010
Brèves
Informatique: du sang neuf dans la fonction publique
Tuesday, 23 February 2010 15:53
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A la faveur de quatre concours directs, le corps des fonctionnaires de l'Informatique et de la Téléinformatique vient de s'enrichir de 421 nouveaux cadres. Comment se sont déroulés les concours? Quelles leçons peut-on en tirer?
correcteursLe ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative (Minfopra) a lancé quatre concours pour le recrutement dans le corps des fonctionnaires de l'Informatique et de la Téléinformatique de 50 Ingénieurs Informaticiens, 80 Analystes, 180 Programmeurs et 160 Pupitreurs.
Pour conduire cette opération, la collaboration technique du Cenadi a été sollicitée et a porté sur la sélection des épreuves, la validation des programmes détaillés de chacune des épreuves, la proposition d'un minimum de trois sujets par épreuve, la participation à la correction des épreuves écrites, la participation à la conduite des épreuves orales, la participation aux travaux des commissions de dépouillement et de classement.

Processus

Toutes les épreuves écrites se sont déroulées les 21 et 22 mars 2009 au Lycée Général Leclerc à Yaoundé pour les 2558 candidats. Les travaux de la Commission de dépouillement et de classement et les délibérations ont abouti à la publication des résultats des admissibilités par le Minfopra le 17 juin 2009. Ainsi, 535 candidats ont été déclarés admissibles.
Après les travaux de la commission de dépouillement et de classement, l'oral et les délibérations, le Minfopra a publié les résultats des admissions le 10 juillet 2009. Le corps des fonctionnaires de l'Informatique et de la Téléinformatique s'est trouvé enrichi de 421 personnels donc 18 Ingénieurs Informaticiens, 80 Analystes, 163 Programmeurs et 160 pupitreurs.

Motifs de satisfaction

Au terme du processus ayant abouti à la sélection des 421 cadres à intégrer dans la Fonction Publique de l'Etat, quelques constats se dégagent. D'abord le Cenadi peut se réjouir de la confiance qui lui a été faite par le Minfopra. Celle-ci est un témoignage de la reconnaissance du rôle technique que cet organisme doit jouer sur le plan national. Il peut surtout se réjouir de ce que ses propositions et suggestions ont été appréciées à leur juste valeur et adoptées intégralement.
Le second constat est le sérieux qui a été mis dans l'organisation du concours, l'objectivité, la transparence et l'équité qui ont accompagné les différentes étapes du concours. En effet, la sélection des sujets, par les plus hautes autorités du ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, a été faite en toute discrétion, ce qui n'a laissé aucune chance à la fuite des épreuves.
Le troisième constat est relatif aux candidats retenus qui peuvent se targuer d'avoir mérité leur admission, tant les corrections, dépouillements, classements ainsi que les délibérations ont été faits sous un système complexe d'anonymat.

La qualité de la formation en question

Les correcteurs ont relevé que le niveau de connaissances de certains candidats, bien que titulaires des diplôme exigés, était bas. Certains d'entre eux n'avaient pas les notions les plus élémentaires en informatique. La faiblesse généralisée du niveau des candidats amène à s'interroger sur le contenu de leur formation, les critères et conditions de leur recrutement dans les écoles professionnelles, l'organisation des examens pour l'obtention des diplômes et la valeur réelle desdits diplômes.
Le nombre d'admis dans deux grades est à cet effet évocateur. Il est parfois resté en deçà du nombre de places disponibles. Ainsi, 18 Ingénieurs Informaticiens seulement ont été retenus alors que 50 étaient attendus. De même, 163 Programmeurs ont été sélectionnés au lieu de 180. Pourtant les effectifs des candidats inscrits étaient largement supérieurs aux nombres de places offertes. A méditer !


 
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